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Quel est le véritable secret du colibri ? – petit exercice de zen pour aujourd’hui –

COMMENT FAIT-IL POUR RESTER ZEN ?

Oui, c’est sûr, vous la connaissez, cette fameuse légende amérindienne que conte Pierre Rahbi, créateur du mouvement des colibris.

Hé bien tant pis pour vous, moi qui adore les histoires – je vous dirai un jour pourquoi – je vous la raconte quand même.

Il était donc une fois…
Un incendie, qui se déclare dans une forêt. Tous les animaux sont atterrés, ne sachant que faire face à cette catastrophe.

Le petit colibri, ce magnifique petit oiseau multicolore, qui « flirte beaucoup » nous dit Pierre Rahbi, qui va de fleur en fleur – nous rappelant à l’origine française et concrète du mot « flirter » – compter fleurette – avant que celui-ci ne parte en Angleterre. Bref. (Et revoilà le schtroumpf à lunettes qui me disperse…)

Le petit colibri, donc, disais-je, celui qui a toujours le bec dans les corolles de fleurs… à l’occasion de cet incendie, hé bien c’est le seul des animaux qui ne renonce pas.

Il s’en va prendre quelques gouttes d’eau dans la rivière, et les jette sur le feu. Puis il repart, et ainsi de suite. Tant et si bien que le tatoo, lassé par ce manège, finit par demander au colibri :

« Mais enfin colibri, arrête-toi, tu sais bien que tu vas pas éteindre le feu toi tout seul avec ton grand bec ? » (Message spécial du schtroumpf à lunettes : le colibri est celui des oiseaux qui a proportionnellement le plus grand bec).
Et le colibri de répondre : « je le sais, mais je fais ma part. »

Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans cette histoire ?

Moi, ma première réaction, ça a été :
MAIS COMMENT DIABLE FAIT-IL POUR RESTER ZEN ? QUEL EST DONC SON SECRET ???

Il me semblait aller de soi, curieusement aucun doute là-dessus, que je pouvais ressembler au colibri, que je « faisais ma part »…
En revanche, ce qui me frappait, c’est ce calme olympien, cette absence d’un quelconque agacement pour répondre au tatoo, qui, franchement, le regarde faire tranquillement au lieu de se retrousser les coudes comme dirait l’autre…

Et en fait, ce décalage d’émotion – qui fait peut-être toute la différence entre le colibri et moi ; ) – m’a permis de réaliser que non, en réalité, à bien y réfléchir, je ne faisais peut-être pas tout à fait ma part.

Si je pouvais ressentir de la colère, c’était peut-être que je n’étais sans doute pas tout à fait consacrée à l’ici et maintenant de ma tâche, puisque j’avais encore l’espace pour ressentir de la colère…

Ou peut-être… PIRE !!!
Peut-être, j’accusais les autres de ne pas faire assez, ce qui revient à ne pas reconnaître que je veux en faire trop… trop bien, trop différent, trop nouveau, trop tout. Pas assez rien.

MOINS, mais BIEN.
LESS IS MORE.

J’ai alors compris que ce colibri, ce tout petit oiseau très beau…
Son calme vient sans doute du fait :
1. qu’il a ACCEPTÉ qu’il n’est qu’un petit oiseau. Tout petit. Qu’il ne peut faire qu’à sa mesure… il n’éteindra peut-être pas l’incendie… mais il aura fait sa part.
2. qu’il REALISE. Il n’a pas d’énergie à perdre dans la colère, il fait. Sa part, il la fait. Avec son grand bec et ses petites ailes de colibri.

Et peut-être cet-ce bien cela, RESTER ZEN : c’est

1. ACCEPTER que son action ne sera peut-être qu’une goutte d’eau, mais ce sera UNE goutte d’eau. Une GOUTTE d’eau. Une goutte d’EAU. Une goutte D’eau.
Oui, ok bon, j’arrête.
Bref. (On croirait que ce mot a été inventé pour moi 😉

2. REALISER : porter cette goutte d’eau d’un lieu à un autre avec son bec par exemple.

QUESTION SUIVANTE :
COMMENT JE POURRAIS FAIRE, MOI, POUR RESTER ZEN EN TOUTE CIRCONSTANCE ?

Alors j’ai suivi le programme en deux étapes :

1. Qu’est-ce que j’ai à ACCEPTER de ma petitesse de colibri ? Ma goutte d’eau à moi, quelle est-elle ?
Si j’acceptais enfin que je ne peux pas vouloir porter des tonneaux entiers… et que c’est tant mieux… Si JE RENONÇAIS enfin à faire tout ce qui n’est pas MA mission, je lâcherais quoi ?

2. Qu’est-ce que j’ai, aujourd’hui, à REALISER ? Quelle petite goutte d’eau j’ai à porter ?
Le colibri a un grand bec. Et moi, qu’est-ce que j’ai de spécifique à proposer au monde pour faire ma part rien que ma part toute ma part ? Qu’est-ce que je choisis, aujourd’hui, comme petite goutte d’eau à porter ?

Je vous invite à vous poser ces deux questions :
1. Qu’est-ce que j’ai à ACCEPTER de ma petitesse de colibri ?
2. Qu’est-ce que j’ai, aujourd’hui, à REALISER, quelle petite goutte d’eau j’ai à porter ?

Vous allez voir : vous allez ressentir le ZEN qui va vous envahir en accomplissant cette part…
Vous me direz ?

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Moi, je vous donnerai bientôt MA réponse à ces questions !

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